Les prix à Lapompe

Publié le par Fourex

Avez-vous  déjà été dans un bordel? Ici en Australie les brothel pullulent. On en trouve un dans chaque quartier, à quelques centaines de mètres parfois des écoles. D'extérieur, cela ne ressemble pas à des tripots. Cela pourrait être des clubs lounge où l'on finit sa soirée en sirotant un dernier verre. Heureusement, la plaque à l'entrée rappelle la fonction de l'établissement. Only safe sex. No weapons admit. On se croirait aux Etats-Unis. Point de tarifs affichés à l'extérieur. Par souci de vérité journalistique, mon camarade et moi avons pris notre courage à deux mains et sommes entrés dans ce lieu des plaisirs. Je passerai sur la décoration intérieure, plutôt chic, des canapés, un comptoir gris, des décorations de noël déjà en place, une porte au fond qui reste fermée. Une demoiselle nous accueille. Nous demandons le catalogue des prix d'amour. En exclusivité, voici un petit descriptif des prestations proposées. Pour une branlette ordinaire, avec une seule main, il vous en coûtera peu. Avec un supplément, vous aurez droit en sus au chatouille des coulisses. Pour les végétariens, un glougoutage du poireau avec pression de la main sera proposé. Les amateurs de pêche ne resteront pas sur leur faim. Ils pourront tester le branlage à la mouche. Je cite: "Une fois déshabillé, vous attrapez une grosse mouche, de laquelle vous enlevez les ailes, puis une fois dans la baignoire vous faîtes sortir la tête de votre gnein-gnein que vous décalottez, puis vous posez la mouche dessus. La pauvre bestiole tourne autour, cherchant un terrain ferme, ayant toujours peur de se noyer; elle n'ose pas se jeter à l'eau, tant et si bien que son continuel chatouillement amène à l'effusion du plaisir qui entraîne la mort". Voilà enfin l'explication à l'expression la petite mort. La maison propose une autre de ses spécialités: la pissette sur la quéquette. "L'homme est assis sur la chaise, les jambes bien allongées, la femme à cheval dessus, l'orifice de son chnoque tout près du membre visiteur, l'homme tenant la femme à deux mains par les flancs à la hauteur des hanches. En faisant une brusque pression, il arrête le jet à sa volonté, jusqu'au moment où n'en pouvant plus, il se jette dans l'antre humide de plaisir." Il est recommandé de prendre soin de faire boire quelques canettes de bière à la femme au préalable. Enfin, je vous recommanderai le suçage à la menthe. "Avant de vous faire glougouter le poireau, [faîtes] sucer une pastille de menthe à l'opératrice. Délicieuse sensation de cuisson" assurée. Je tairai, par souci de discrétion, les options que nous avons sélectionnées mon ami et moi, mais je peux vous assurer que cela fut une expérience très enrichissante. J'allais oublier: l'endroit s'appelait Chez Marcelle Lapompe. C'était en 1915.


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Publié dans Bris Vegas

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Marcelle La Pompe Monsieur de Steinthal : ce pseudonyme a été apparemment construit à partir de Stendhal et de Casanova de Seingalt. Mais aussi : Chiquita, Ethel Mac Singh, Luce Borromée, Laure Héron, Renée Camera, Marcelle La Pompe, Spaddy, Louise Dormienne, A. de Sainte-Henriette, Ky, Ky C. Sous tous ces pseudonymes et bien d’autres encore, se cachait Renée Dunan. On sait peu de choses sur cet écrivain qui, comme B. Traven, aimait brouiller les pistes. Elle n’a pas laissé de mémoires et sa correspondance est rare. Elle a écrit une cinquantaine d’ouvrages sur une courte période. L’essentiel de ses écrits ont été édités entre 1924 et 1934. Elle a publié jusqu’à huit titres par an. Les genres de ses romans sont variés : érotisme, aventures, historique, policier, psychologique, ésotérique, fantastique, science-fiction. Elle a écrit des essais sur le naturisme et sur l’écrivain René Boylesve. Elle a publié des nouvelles dans des revues comme Les oeuvres libres. Elle serait née à Avignon en 1892 dans une famille d’industriels et serait décédée en 1936. Après des études chez les religieuses, avant de devenir journaliste, elle aurait travaillé dans des bureaux puis aurait beaucoup voyagé. Elle a commencé sa carrière de journaliste littéraire en 1919. Qualifiée de « vitrioleuse » et de « pétroleuse », elle était une critique redoutée dans Action, Le Disque vert, Floréal, Images de Paris, ou Rives d’Azur. A propos de cette revue, elle disait que c’était « la seule revue de France où il lui [était] également loisible de faire l’éloge de Lénine, de Rétif de La Bretonne et du dadaïsme ». Féministe, anarchiste, dadaïste, pacifiste : tous ces qualificatifs lui conviennent. Elle s’enthousiasme pour le mouvement Dada. En contact avec Francis Picabia, elle a écrit dans la revue Projecteur. D’après elle, l’auteur dadaïste pouvait être ce qu’il voulait : « Fou, bicéphale, notaire, tétrapode, bolchevik ; ramoneur ou paralytique ; onirique ou paranoïaque ». Le 13 mai 1921, invitée par Breton, Péret et Tzara à venir témoigner lors du faux procès intenté à Maurice Barrès, elle ne s’y présenta pas. Sa signature est présente dans des revues anarchistes ou socialistes : Les Humbles, L’Insurgé, Le Libertaire, Clarté, La Volonté, L’Ordre naturel. Elle prend la défense de prisonniers politiques, elle s’oppose au traité de Versailles, elle écrit la préface d’un livre sur le bagne (L’enfer du bagne de Tullio Murri, 1926). Entre 1923 et 1927, elle signe des articles dans Le progrès civique, hebdomadaire publié par le Cartel des gauches. En 1925, elle a participé à une brochure d’André Lorulot sur le thème L’impôt sur le capital sera-t-il bienfaisant ? Dans les années 1930, elle est membre de l’Union des intellectuels pacifistes (UIP). Elle a collaboré à au moins deux numéros de L’En dehors, la revue anarchiste individualiste d’E. Armand. En 1928, elle y écrit Le nudisme, revendication révolutionnaire ? et en 1933 Le nudisme et la moralité. Le naturisme est également le thème d’un de ses romans La chair au soleil (1930) qui est illustré par des photographies des centres gymniques des « Amis de Vivre ». Dans ces centres, on faisait l’apologie de la culture physique en plein air et de l’exposition des corps au soleil. Des anarchistes comme Charles-Auguste Bontemps ou Eugène Humbert y participèrent. La revue Vivre intégralement subit la censure et Renée Dunan prit sa défense dans un livre de Bontemps, Nudisme : pourquoi, comment (1930). En 1923, elle contribue au livre de Georges-Anquetil et Jane de Magny L’amant légitime ou la bourgeoise libertine. Dans une lettre, publiée en annexe, aux côtés d’autres écrivains, elle donne son opinion sur la polygamie et la polyandrie. En 1927, elle collabore au livre de Maurice Hamel sur la prostitution. Dans La révolution sexuelle et la camaraderie amoureuse (1934) d’E. Armand, elle répond à des questions sur la sexualité dans les milieux progressistes, les drames passionnels ainsi que sur la camaraderie amoureuse. Elle voulait assumer librement sa sexualité et fut l’une des premières femmes à publier des romans érotiques. Les titres parlent d’eux-mêmes : L’amant trop aimé (1925), Les caprices du sexe (1928), Colette ou les amusements de bon ton (1936), Dévergondages (1937), Les jeux libertins (1929), Une môme dessalée (1927), La culotte en jersey de soie (1923)... La plupart ont été publiés dans la Collection gauloise aux éditions Prima. Il s’agissait de petits livres d’une cinquantaine de pages. La littérature érotique a en général une mauvaise image mais l’écriture de Renée Duran présente plusieurs qualités : intensité de la langue, richesse du vocabulaire, recherche littéraire. Elle affirme parfois un certain anti-machisme. « Qu’est-ce qu’un homme ? une virilité.. Mais combien faut-il de temps pour qu’une femme habile fasse de la plus fière des verges mâles - un chiffon ? ». Elle n’hésite pas à mettre en scène des personnages féminins qui envisagent, sans pudeur ni perversité, les expériences amoureuses les plus extrêmes. Les bien pensants, tel l’abbé Louis Bethléem, qualifient ses articles d’« élucubrations » et ses romans d’« immondes ». Elle n’en a cure, ainsi qu’on peut le lire dans une lettre adressée à une correspondante : « Qu’on dise de moi ce qu’on veut, je m’en f... Mais qu’en dit-on ? Car c’est amusant à connaître et seule une femme peut me le dire. Que j’ai des amants ? Que j’ai des amantes ? Que je fornique avec des animaux ?... ». Sous le nom de Marcelle La Pompe, elle a écrit la préface des Stupra d’Arthur Rimbaud (1925). De ces trois sonnets érotiques, seul le troisième semble pouvoir être attribué à Verlaine et Rimbaud. Le prix Lacombyne (1924), comme son nom l’indique est une satire des prix littéraires. On y voit un commando d’anarchistes enlever un membre d’un jury. Renée Dunan se venge car elle avait raté le prix Goncourt en 1922 avec son premier roman La triple caresse. Le roman est illustré par le dessinateur renommé Jean Oberlé. Ses romans historiques ont pour sujets : la préhistoire (Magdeleine, 1926), Jules César (Le sexe et le poignard, 1928), la papesse Jeanne (1929), la sorcellerie (Les amantes du diable, 1929), le Masque de fer (1929). Ses romans policiers ont pour titres : Le chat-tigre du service secret (1933), L’épouvantable secret (1934), Le meurtre du milliardaire (1934)... Pour la science-fiction, on peut citer La dernière jouissance (1925), roman de la fin du monde… Dans Baal ou la magicienne passionnée (1924) elle montre ses connaissances de l’occultisme, du magnétisme et de la magie. Son intérêt pour l’occultisme se retrouve dans sa collaboration à la Grande encyclopédie illustrée des sciences occultes (1937). Après 1929, Renée Dunan connaît des difficultés financières. Elle doit notamment mettre en vente une partie de sa bibliothèque. D’après certaines sources, elle serait morte le 8 août 1936. Mais rien n’est simple avec Renée Dunan. Il existe des lettres de son écriture datées de 1938. Elle aurait alors vécu à Sainte-Maxime dans le Var. Dans les années 1940, un certain Georges Dunan affirmait être l’auteur des ouvrages signés par Renée Dunan. Et Georges lui, est bien décédé à Nice en décembre 1944. Sources (rares) Renée Dunan par Claudine Brécourt-Villars. Dans Fascination : le musée secret de l’érotisme, n° 27, 2e trimestre 1985, pp. 21-25. Renée Dunan ou la femme démystifiée par Claudine Brécourt-Villars. Dans Histoires littéraires, n° 2, avril-mai-juin 2000, pp. 51-66. Livres Les caprices du sexe ou les audaces érotiques de Mademoiselle Louise de B. par Louise Dormienne (Renée Dunan). La Musardine, 2000.187 p. (Lectures amoureuses de Jean-Jacques Pauvert ; 40). Colette ou les amusements de bon ton par Spaddy. La Musardine, 1998. (Lectures amoureuses de Jean-Jacques Pauvert ; 15). 5,90 . Kaschmir, jardin du bonheur par Renée Dunan. Kailash, 1998. 200 p. (Les exotiques). Tous les nombreux autres ouvrages de Renée Dunan sont épuisés mais se trouvent assez facilement chez les libraires de livres anciens. Sur Internet Le métal : histoire d’il y a vingt mille ans par Renée Dunan, illustré par Henry Chapront, Floréal, n° 41 à 43, novembre 1920. Sur le site Trussel’s EclectiCity : http://www.trussel.com/prehist/lemetal.htm Le nudisme revendication révolutionnaire ? par Renée Dunan, L’En dehors, n° 148-149, mi-décembre 1928. Sur le site Naturisme et anarchisme : http://ytak.club.fr/natdunan.html
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A
Il est cool cet article!vive le fun! lol ;-)
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L
Ah ah ah !!! Excellent le catalogue, je sens qu'elle va arriver dans pas mal de boites mails !!! :D
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A
Tiens?? Y a pas d'images liées cette fois?<br /> <br /> Dommaaaaaaage!<br /> <br />
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