Brisbane à toute vitesse

Publié le par Fourex

Le jour de mon arrivée. Jet-lag de 8 heures. Tout va vite. Une petite annonce. Voiture à vendre. Des acheteurs toute la journée. Une demi-finale de coupe. Des crampons. Des ballons de soccer. Un arbitre fluo. Un crachat. Un début d’explication rugueuse. Calme toi! Un carton rouge finalement jaune. Large victoire. Une euphorie vite contenue. Tu veux sortir? Bien sûr, fais moi découvrir la nuit à Brisbane.


Bris Vegas by Night

Un Alibi. Un burger qui tâche. Des filles passent devant mes yeux ébahis. Mini-jupes. Décolletés plongeants. Des regards appuyés qui ne se cachent pas. Une bière, la première. Bof. Tu vas voir tu vas halluciner! C’est déjà fait! On marche dans Brunswick street, direction Fortitude valley, du nom du bateau qui amena les premiers migrants. Un révérend accompagné de ses ouailles venu évangéliser les Aborigènes, premiers présents en ces lieux. Des violences. Les blancs s’installent. Ils y créent leur communauté. Des pionniers. Armés de leur Bible et de leur croyance civilisatrice. On parque les Aborigènes. On édifie des cathédrales. St Stephen, Pray for us. On passe devant une église. Transformée. Repaire de gothiques. Suicide machines au programme. Tout un programme. Des dos qui se cassent. Des talons qui perdent leur équilibre. Hi guys! Deux chubbys, avinées. Un salut puis ca redémarre. Pas le temps pour elles. Plus le temps pour elles. Devraient rentrer se coucher. Une langue derrière une vitrine. Un sourire qui en dit long. Elle avait l’air sympa. Oublie elles font ca sans s’en rendre compte. Le Fringe Bar. Tu vas halluciner! Musique techno. Des blondes, des brunes, des rousses. Le repaire de cette jeunesse. Toutes plus belles que les autres. Des hommes, concupiscents. Comme ceux du Monde selon Garp. Lisez-le si vous pouvez, vous me comprendrez. Les regards sont lourds de sens. Les corps se mélangent. Ta bière. Thanx. Tous ont un verre à la main. Ou sont en attente. Une foule monstre au bar. Difficulté à faire son chemin. Les employés font leur pas de danse, frayant tels des anguilles à travers cet aquarium. Leurs paniers remplis de verres et bouteilles vides evoluent tels un navire dans la tempête. Finis ta bière, je t’amène au Press Club. File d’attente. Un physio à l’entrée. Nous fait attendre. Deux gamins nous dépassent. ID card. J’ai bientot 30 ans et on me demande de prouver mon âge. Passeport. Excuses du physio pour nous avoir fait patienter. Je suis énervé. Mais finalement entré. Bar plein. Des filles seules, des hommes en chasse, des couples. Moyenne d’âge supérieure au Fringe Bar. Ma commande au bar. Obligé de jouer des coudes avec un crétin qui refuse de faire de la place. Echange d’amabilités par regard interposé. Grands canapés de cuir. Une petite scène, pour accueillir un groupe les mercredi et dimanche. Un ventilateur géant. Encastré dans un pan de mur qui sépare la salle en deux. Ça bourdonne. Ça frétille. Ça vit. Les fenêtres sont grandes ouvertes. Les passants observent la faune et la flore. Des lumières tamisées. On distingue avec peine les visages. Je m’y sens mal à l’aise. Excuse me mate. Un employé ramasse avec son balai le mégot que je viens de jeter à terre. No worry. Je suis fatigué. On rentre? Ok. On sort. Les taxis s’enfilent devant la sortie. East Brisbane please!
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Publié dans Bris Vegas

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